Publié le samedi 28 février 2009

Canwest obtient un délai de ses créanciers

28 02 2009

( BRANCHEZ-VOUS.COM - Techno ) - Le groupe de presse et télédiffuseur Canwest Global Communications a obtenu, vendredi, un délai de 12 jours de la part de ses créanciers et la compagnie a accepté une réduction de près des deux tiers de sa marge de crédit de 300 millions $.

Canwest Global a annoncé, en soirée vendredi, que sa division Canwest Media et ses banquiers se sont entendus pour reporter la dérogation de certaines conditions d'emprunt jusqu'au 11 mars et pour réduire de façon permanente sa marge de crédit, la faisant passer de 300 millions $ à 112 millions $.

La compagnie a déjà puisé 92 millions $ dans sa marge de crédit, mais elle a affirmé qu'elle comptait néanmoins suffisamment d'argent en caisse, en plus des prévisions faites quant au flux de trésorerie, pour maintenir ses opérations normalement jusqu'à la fin de la période de grâce qui lui a été accordée.

Canwest et ses banquiers continueront entre temps les pourparlers sur le retardement de l'échéance du règlement de la dette au-delà du 11 mars, a indiqué la compagnie.

"Canwest continue de prendre des mesures pour réduire les coûts d'exploitation et du capital, restructurer et améliorer ses activités", a expliqué l'entreprise.

"La compagnie étudie également les solutions stratégiques de rechange et continue de chercher des occasions de se départir d'opérations et de propriétés non essentielles, ainsi que de percevoir d'autres sommes qui lui sont dues", a-t-elle ajouté.




Trois tornades soufflent sur l'Alabama

28 02 2009

( LCN avec CNN ) - La météo a fait des siennes samedi en Alabama, aux États-Unis.

Trois tornades auraient touché l'est de l'État au cours des dernières heures.

La première aurait touché Tallassee, dans le comté de Tallapoosa, alors que les deux autres ont été rapportées dans le comté de Lee.

Les tempêtes ont causé d'importants dommages.




Festival Montréal en lumière
Une Nuit blanche fort mouvementée!

28 02 2009

( LCN ) - Montréal passe une Nuit blanche ce soir…

Plus de 165 activités nocturnes sont proposées entre 20 h et 5 h du matin pour la finale du festival Montréal en lumière.

Pour l'occasion, des dizaines de milliers de noctambules sont attendus au centre-ville, dans le Vieux-Montréal et sur le Plateau-Mont-Royal.

Musique, cinéma, danse, arts visuels et même baignade sous les étoiles... Il y en a vraiment pour tous les goûts!

Un service gratuit de navettes relie les différents sites d'activités.

Le métro reste ouvert toute la nuit, mais il demeure payant.

Pour tout savoir de la programmation: rendez-vous sur le site Internet www.montrealenlumiere.com




Deux enfants siamois sont séparés

28 02 2009

( LCN et CNN ) - Une opération chirurgicale extrêmement délicate s’est déroulée en Arabie Saoudite samedi.

Des médecins ont mis neuf heures pour séparer les petits Hassan et Mahmoud, deux jumeaux siamois reliés par l'abdomen.

Les enfants de neuf mois sont maintenant dans des pièces séparées.

On s'affaire à reconstituer les parties du corps qui les reliaient, ainsi que les intestins et les organes sexuels.

L'équipe de 70 spécialistes avait déjà réalisé une vingtaine de chirurgies similaires auparavant.




Québec - Aînés et problèmes psychiatriques
90 heures aux urgences

28 02 2009

( Agence QMI - Johanne Roy - Le Journal de Québec ) - Depuis le début de l’hiver, à Québec, un nombre anormalement élevé de personnes âgées souffrant de problè­mes psychiatriques se retrouvent aux urgences, où elles passent parfois jus­qu’à 90 heures sur des civières.

Les délais augmentent en raison de la recrudescence de ces cas en lien avec la courbe démographique, mais aussi à cause de problèmes de coordination des services aux personnes âgées, dans le réseau régional de santé. Le nombre de gérontopsychiatres est de plus insuffisant, ce qui se répercute sur la couverture en hébergement, d’au plus 44 %.

«L’urgence n’est pas la porte d’entrée souhaitée et l’on essaie actuellement d’harmoniser les ressources pour travailler en amont. Ce sont des brise-cœurs pour nous de savoir des personnes âgées sur des civières, aux urgences. On fait des pieds et des mains pour leur trouver des places ici (à l’hôpital Robert-Giffard), mais nous sommes en continuel débordement», analyse la coordonnatrice du service de gérontopsychiatrie, à l’hôpital Robert-Giffard, Johane Guillemette.

Démence

À l’urgence, la détresse de ces aînés peut prendre le visage d’une femme âgée qui a tenté de se suicider avec une surdose de médicaments ou d’un résident d’un centre d’hébergement montrant des troubles cognitifs et de l’agressivité. La dépression touche également plusieurs personnes âgées. Celles-ci vivent des pertes petites et grandes, qu’il s’agisse de la perte du permis de conduire ou de la mort d’un conjoint, fait ressortir Mme Guillemette. Jusqu’à six patients sur dix hébergés en longue durée souffrent de démence. Une pointe de 1 % présente des troubles majeurs du comportement.

«Les centres ont affaire à des patients de plus en plus perturbés et perturbateurs», dit-elle. Dans la région, on recense quelque 4 500 personnes en hébergement public et privé conventionné.

Vieillissement accéléré

Donnée troublante, dans la population, les symptômes de démence peuvent se manifester dès la cinquantaine, tandis que plusieurs cas sont identifiés, au début de la soixantaine, note Mme Guillemette, entre autres, à cause du dépistage plus précoce.

«Ce que l’on observe dans la région de Québec est très représentatif de ce qui se dessine au Canada. Nous voyons une pointe, ici, en terme de population vieillissante. À cet égard, on entrevoit notamment un très gros boom dans Portneuf.»

«Nous aurons donc un gros bassin de personnes âgées qui vivent plus longtemps. On constate que le suicide est à la hausse chez les aînés. La maladie mentale peut s’installer n’importe quand, peu importe le statut socioéconomique.

Aux problèmes de démence et d’Alzheimer s’ajoutent, chez certains, des troubles sévères du comportement, la maladie bipolaire. Dans les centres d’hébergement, les équipes soignantes se sentent démunies face à la maladie mentale; elles ne savent plus quoi faire, quand un patient est agressif, et ont besoin de soutien», affirme Mme Guillemette.




Sécheresse en Californie
Schwarzenegger décrète l'état d'urgence

28 02 2009

( Associated Press et CNN ) - Le gouverneur de la Californie Arnold Schwarzenegger a déclaré l'état d'urgence vendredi, après trois années de précipitations inférieures à la moyenne, ce qui oblige les agences urbaines d'approvisionnement en eau à réduire leur consommation.

La sécheresse a déjà obligé de nombreux agriculteurs à laisser leurs champs en jachère et 95 000 ouvriers agricoles ont perdu leur travail, selon Lester Snow, directeur du département des Ressources en eau de l'État.

La Californie est le premier producteur agricole des États-Unis.

Les plans nationaux prévoient de couper temporairement le robinet à des milliers d'exploitations californiennes, en mars.

Les précipitations atteignent 87% des moyennes saisonnières. L'Etat californien alimente en eau 25 millions d'habitants et plus de 300 000 hectares de terrain.




Un ex-lofteur arrêté dans une histoire de prostitution

28 02 2009

( La Presse Canadienne ) - L'ex-lofteur Claude-Alexandre Tremblay a été arrêté cette semaine lors du démantèlement d'une maison de débauche près de Montréal.

Alors qu'il tentait d'être sélectionné pour l'édition All Star de Loft Story, Claude-Alexandre Tremblay devra plutôt faire face à la justice. Il était portier du bar de danseuses Body Shop, à Saint-Jérôme, considéré par les enquêteurs de l'escouade anti-gang comme une maison de débauche.

Un total de seize personnes ont été arrêtées lors de l'opération menée par l'Escouade régionale mixte Laval-Couronne Nord. En plus du lofteur treize danseuses, le gérant et le DJ de l'établissement ont été arrêtés. Tous ont été relâchés sous promesse de comparaître, sauf deux danseuses qui étaient déjà recherchées par les autorités.

En entrevue avec RueFrontenac.com, Charles-Alexandre Tremblay s'est dit confiant d'être blanchi de toute accusation. 'Ils ne seront pas capables de rien prouver. Ce n'est pas pour rien que je suis sorti (en attente du procès). Je n'ai pas géré une maison de débauche, je suis doorman!'

De son côté Télé-Vision, la maison de production en charge de Loft Story, a annoncé attendre de confirmer la nature des accusations avant de décider si le candidat doit être exclu du processus de sélection de l'émission All Star.




Shannon : Un dernier adieu

28 02 2009

( Radio-Canada.ca/Québec ) - QUÉBEC - Alexandre Mallette-Lafrenière, mort d'un cancer du cerveau la fin de semaine dernière, est porté à son dernier repos samedi, à Shannon.

Le jeune homme de 18 ans était devenu le symbole de la municipalité dans la bataille contre l'eau contaminée par le trichloréthylène (TCE).

Il avait offert un témoignage bouleversant dans le cadre à l'émission Enquête de Radio-Canada.

En septembre 2007, Alexandre avait appris qu'il ne lui restait plus que trois mois à vivre. Il aura finalement lutté pendant 18 mois avant que la maladie ne l'emporte.




Des bénévoles découvrent le cadavre d'un jeune homme à Alma

28 02 2009

( La Presse Canadienne ) - SAGUENAY - Le corps d'un jeune homme a été découvert, samedi midi, dans la municipalité d'Alma au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il pourrait s'agir de Jean-Guillaume Tremblay porté disparu depuis le 6 février dernier.

Le cadavre a été découvert sous une roulotte dans un chantier aménagé près de l'usine Nutrinor, sur le boulevard Saint-Judes.

Jean-Guillaume Tremblay, âgé de 24 ans, a été vu la dernière fois le 6 février alors qu'il quittait un bar de la rue Sacré-Coeur en taxi, vers 1h30 du matin, puis 20 minutes plus tard près d'un centre récréatif du boulevard Saint-Luc.

Ce sont des bénévoles qui ont fait la macabre découverte, possiblement des membres de la famille de la victime.

La Sûreté du Québec n'a pas encore confirmé l'identité de la victime ni les circonstances entourant sa découverte. On sait cependant qu'entre 50 et 80 bénévoles participaient à des recherches samedi.

Une autopsie sera pratiquée pour déterminer la nature du décès.




Buffet optimiste malgré la crise

28 02 2009

( Associated Press - Omaha ) - Le milliardaire américain Warren Buffett a affirmé samedi que la crise économique - qui a contribué à la baisse de 62 pour cent du bénéfice net de son entreprise en 2008 - se poursuivra en 2009 mais qu'il demeurait néanmoins optimiste.

Dans sa lettre annuelle adressée aux actionnaires de son entreprise d'assurances et d'investissements, Berkshire Hathaway (NYSE: BRK.A), M. Buffett a fait état des pires résultats en 44 ans de son entreprise basée à Omaha, au Nebraska.

Le bénéfice net de l'entreprise s'est établi en 2008 à 4,99 milliards $, alors qu'il était de 13,21 milliards $ l'année précédente.

Le total des investissements et les produits financiers dérivés de Berkshire Hathaway ont abouti à une perte de 7,5 milliards $.

La valeur nette comptable par action a quant à elle décliné de 9,6 pour cent, ce qui représente la plus grande baisse de l'entreprise depuis que M. Buffett la dirige.

Les actions de classe A de Berkshire Hathaway demeurent les plus dispendieuses du marché boursier américain mais elles ont néanmoins chuté de 32 pour cent en 2008, et de 48 pour cent par rapport à leur valeur la plus élevée atteinte en décembre 2007.

Le commerce de détail de son entreprise, qui compte les magasins de meubles et de bijoux, ainsi que ceux liés à la construction, ont durement été touché par les déboires des marchés financiers, a écrit M. Buffett. Selon lui, ils continueront à contre performer en 2009.

Mais ses firmes d'assurances et de services ont tous deux livrés des résultats exceptionnels en 2008, a-t-il dit, et cela a contribué à balancer les résultats de ses autres entreprises.

Dans sa lettre, il a affirmé qu'il croyait que l'économie serait toujours éprouvée en 2009, et peut-être même davantage qu'en 2008, mais que cela ne permettait pas de conclure si le marché boursier allait être en hausse ou s'il s'écroulerait.

Il a également dit que les Etats-Unis ont déjà fait face à de plus grands défis économiques dans le passé, comme lors des deux Grandes Guerres ainsi que lors de la Grande Dépression.

«Même si la route a été sinueuse, notre système économique a fonctionné extraordinairement bien dans le passé», a-t-il écrit. Nous avons des ressources humaines que peu d'autres systèmes possèdent, et nous continuerons à en avoir. Les meilleurs jours des Etats-Unis restent à venir.»




Buffet optimiste malgré la crise

28 02 2009

( Associated Press - Omaha ) - Le milliardaire américain Warren Buffett a affirmé samedi que la crise économique - qui a contribué à la baisse de 62 pour cent du bénéfice net de son entreprise en 2008 - se poursuivra en 2009 mais qu'il demeurait néanmoins optimiste.

Dans sa lettre annuelle adressée aux actionnaires de son entreprise d'assurances et d'investissements, Berkshire Hathaway (NYSE: BRK.A), M. Buffett a fait état des pires résultats en 44 ans de son entreprise basée à Omaha, au Nebraska.

Le bénéfice net de l'entreprise s'est établi en 2008 à 4,99 milliards $, alors qu'il était de 13,21 milliards $ l'année précédente.

Le total des investissements et les produits financiers dérivés de Berkshire Hathaway ont abouti à une perte de 7,5 milliards $.

La valeur nette comptable par action a quant à elle décliné de 9,6 pour cent, ce qui représente la plus grande baisse de l'entreprise depuis que M. Buffett la dirige.

Les actions de classe A de Berkshire Hathaway demeurent les plus dispendieuses du marché boursier américain mais elles ont néanmoins chuté de 32 pour cent en 2008, et de 48 pour cent par rapport à leur valeur la plus élevée atteinte en décembre 2007.

Le commerce de détail de son entreprise, qui compte les magasins de meubles et de bijoux, ainsi que ceux liés à la construction, ont durement été touché par les déboires des marchés financiers, a écrit M. Buffett. Selon lui, ils continueront à contre performer en 2009.

Mais ses firmes d'assurances et de services ont tous deux livrés des résultats exceptionnels en 2008, a-t-il dit, et cela a contribué à balancer les résultats de ses autres entreprises.

Dans sa lettre, il a affirmé qu'il croyait que l'économie serait toujours éprouvée en 2009, et peut-être même davantage qu'en 2008, mais que cela ne permettait pas de conclure si le marché boursier allait être en hausse ou s'il s'écroulerait.

Il a également dit que les Etats-Unis ont déjà fait face à de plus grands défis économiques dans le passé, comme lors des deux Grandes Guerres ainsi que lors de la Grande Dépression.

«Même si la route a été sinueuse, notre système économique a fonctionné extraordinairement bien dans le passé», a-t-il écrit. Nous avons des ressources humaines que peu d'autres systèmes possèdent, et nous continuerons à en avoir. Les meilleurs jours des Etats-Unis restent à venir.»




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

28 02 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le samedi 28 février 2009

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Vents du sud-ouest de 30 km/h devenant légers ce soir. Minimum moins 19.

Dimanche:

Ensoleillé. Devenant alternance de soleil et de nuages en après-midi. Maximum moins 7.

Dimanche soir et nuit:

Passages nuageux. Minimum moins 14.

Lundi:

Alternance de soleil et de nuages avec 30 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 9.

Mardi:

Neige. Minimum moins 15. Maximum moins 8.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 17. Maximum moins 10.




Hockeyville 2009
Thetford Mines souhaite que le Québec conserve son titre

28 02 2009

( Le Journal de Québec avec La Presse Canadienne ) - Les amateurs de hockey pourront voter à compter de 23h samedi pour la ville qui sera consacrée Hockeyville 2009 et qui accueillera la partie d'avant-saison de la Ligue nationale de hockey en septembre prochain.

Cette année, le Québec est représenté par la ville de Thetford Mines. En 2008, Roberval avait remporté les honneurs parmi toutes les villes canadiennes en lice.

Martin Fecteau, du comité organisateur d'Hockeyville à Thetford Mines, espère que le Québec pourra conserver son titre. Avec le centenaire du Canadien de Montréal et la ville de Thetford Mines qui célèbre son 100e anniversaire, l'organisation locale se dit confiante de remporter la faveur des supporteurs.

La porte-parole du concours, Geneviève Bélanger, soutient que la participation sera déjà plus importante que l'année dernière, où 5,5 millions de votes avaient été enregistrés, dont 2,2 millions pour la ville de Roberval.

Par ailleurs, les chances du Québec de remporter une nouvelle fois le concours sont tout à fait bonnes, puisque la ville gagnante est déterminée uniquement par le nombre de votes.

Les Thetfordois lancent un appel à la mobilisation partout au Québec. Dans la municipalité, plusieurs activités sont prévues pour encourager les partisans à voter et certaines entreprises se sont même engagées à libérer leurs employés, sur leur temps de travail, pour leur permettre d'enregistrer leur vote sur le site www.gohockeyville.com ou par téléphone au 1 866-533-8066.

Cinq villes sont en compétition. La communauté gagnante remportera également 100 000 $ de Kraft, qui devront être investis dans des infrastructures sportives. Les quatre autres finalistes obtiendront 25 000 $.

La compétition oppose Terrace (Colombie-Britannique), Harbour Grace (Terre-Neuve), Woolwich (Ontario), Humboldt (Saskatchewan) et Thetford Mines (Québec).




Les gauchers gagnent plus d'argent que les droitiers

28 02 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Selon une étude française publiée vendredi en ligne par la revue britannique "Philosophical Transactions of the Royal Society B", les gauchers sont en moyenne plus petits et plus faibles à la naissance, et être gaucher comporte un aspect génétique. Mais en même temps, ils sont plutôt plus créatifs et touchent de meilleurs salaires : les hommes gauchers gagnent en moyenne 4% de plus que les droitiers.

Les gauchers représentent de 5 à 26% de la population. Avec d'importantes variations géographiques. Selon une étude française publiée vendredi en ligne par la revue britannique "Philosophical Transactions of the Royal Society B", être gaucher est "influencé par des facteurs génétiques, hormonaux, développementaux et culturels". 30 à 40% des couples de gauchers ont des enfants gauchers contre environ 8% des couples droitiers. Et les hommes sont plus souvent gauchers que les femmes.

Parmi les gauchers, la probabilité d'avoir connu une naissance difficile est plus élevée. Ils sont en moyenne de poids et de taille plus faibles à la naissance, et semblent aussi plus vulnérables à certaines pathologies. Mais en même temps, les gauchers sont plutôt plus créatifs et touchent de meilleurs salaires : les hommes gauchers gagnent en moyenne 4% de plus que les droitiers.

Côté sport, les gauchers sont à leur avantage en tennis, escrime ou boxe, étant habitués à jouer contre des droitiers, désavantagés par la surprise. Pour preuve, ils sont plus nombreux dans les hauts niveaux de compétition.




Afghanistan
Vers des élections en avril

28 02 2009

Les élections présidentielles en Afghanistan pourraient bien avoir lieu plus tôt que prévu. C'est ce que souhaite le président afghan Hamid Karzaï, qui a signé un décret à cet effet samedi. Il demande ainsi à la commission électorale indépendante d'avancer au mois d'avril la date du scrutin, initialement prévu le 20 août prochain.

Selon l'article 61 de la Constitution afghane, l'élection présidentielle doit avoir lieu au moins un mois avant la fin du mandat du chef d'État. Celui de Hamid Karzaï sera échu le 21 mai 2009.

Dispute autour du calendrier

Le 29 janvier dernier, la commission électorale indépendante avait fixé la date des élections présidentielles au 20 août 2009, pour des raisons d'organisation et de sécurité. Ce à quoi avaient souscrit les Nations unies.

Le son de cloche est bien différent chez les partis d'opposition, qui ont qualifié ce report d'« anticonstitutionnel ».

L'autorité d'Hamid Karzaï est remise en question depuis plusieurs mois, en raison de la corruption et de la violence accrues au pays.La précédente et toute première élection présidentielle au pays avait été remportée par Hamid Karzaï avec 55 % des suffrages, en 2004.

( Radio-Canada.ca avec Agence France Presse )




Départ imminent des militaires pour l'Afghanistan
Valcartier souligne la prochaine mission

28 02 2009

( Diane TREMBLAY - Le Journal de Québec ) - Dès la mi-mars, quelque 1600 militaires de la base de Valcartier seront déployés en Afghanistan. Pour le sergent, Marc Leblond, membre du 5e régiment d’artillerie légère du Canada, il s’agit de la troisième mission là-bas.

«Je ne fais pas un métier, c’est une vocation. Je suis rentré dans l’armée pour voyager et faire du sport. Ça fait un an qu’on s’entraîne pour cette mission. J’ai hâte de partir pour qu’on en finisse», a partagé, hier, le militaire de 34 ans, père de trois enfants.

Le sergent Leblond prenait part, hier, à une cérémonie officielle visant à souligner la fin de l’entraînement et le départ prochain pour l’Afghanistan. Étant membre de l’artillerie, le sergent Leblond sera appelé à faire du travail de terrain, autour du camp de Kandahar. Bien qu’il soit conscient des dangers possibles, il affiche une confiance inébranlable par rapport aux défis qui l’attendent.

«On vit sur l’adrénaline, dans notre bulle. On essaie de faire notre travail du mieux possible. C’est lorsqu’on revient qu’on réalise qu’on a fait du bien», a-t-il confié en entrevue.

Le soutien de sa conjointe contribue pour beaucoup à sa préparation, lui qui en sera à sa cinquième mission au sein des Forces armées canadiennes. «C’est une femme solide! Sans elle, je ne pourrais pas partir l’esprit tranquille.»

D’après le sergent Leblond, personne n’est forcé de partir. Dans la section qu’il dirige, on compte d’ailleurs quatre réservistes sur dix militaires de carrière.

Cependant, pour les proches, le départ est un peu plus difficile. On sent que l’émotion est à fleur de peau.

«C’est son premier déploiement. Il est emballé à l’idée de partir. Pour nous, c’est plus inquiétant, mais c’est son choix. On voit qu’il est bien là-dedans, alors on l’encourage», a partagé Mme Micheline Parent à propos de son fils qui est âgé de 22 ans.

De son côté, le maire de Québec, Régis Labeaume, a tenu à souligner le courage des militaires de Valcartier qui partent combattre «les barbares», pour rependre ses mots.

«Selon les Talibans, la femme a moins de valeur qu’une chèvre. Ils ferment les écoles, détruisent le patrimoine et brûlent les livres. D’après mes convictions personnelles, c’est de la barbarie.»

Impact

Le commandant de la force terrestre, le brigadier-général, Guy Laroche, a insisté sur l’importance de cette mission en disant que chaque geste compte. «Les yeux du monde entier seront tournés vers vous, alors qu’auront lieu les élections présidentielles», a-t-il rappelé.

Au total, 2 750 militaires canadiens, dont 1640 de la base de Valcartier, seront déployés dans la région de Kandahar. La période de déploiement s’échelonnera jusqu’à la mi-mai. Depuis juin 2007, c’est le troisième déploiement de Valcartier, en Afghanistan.




Volkswagen supprimera ses emplois intérimaires

28 02 2009

( Agence France-Presse - Berlin ) - Le constructeur automobile allemand Volkswagen va supprimer d'ici la fin 2009 tous ses emplois intérimaires, qui étaient au nombre de 16 500 fin 2008, a annoncé son patron Martin Winterkorn dans une interview au magazine Der Spiegel.

A la question «VW employait fin 2008 encore 16 500 intérimaires (dans le monde), combien seront-ils fin 2009?», M. Winterkorn a répondu: «Nous n'en emploierons plus aucun. C'est moche pour les personnes concernées. Mais il n'y a pas d'autre solution».Volkswagen évitait jusque là toute prédiction chiffrée mais le directeur financier du groupe, Hans Dieter Pötsch, avait toutefois prévenu récemment que Volkswagen devrait «se séparer du "gros" des intérimaires» si la conjoncture ne s'améliorait pas.

En Allemagne, VW employait fin 2008 quelque 4 500 intérimaires. Beaucoup d'autres postes sont en Europe de l'Est ou encore au Brésil.

Les ventes du premier constructeur automobile européen ont baissé de 15% en janvier et Volkswagen mise sur un recul de 10% en 2009. Volkswagen n'exclut pas d'accuser une perte au premier trimestre en raison de la chute des marchés automobiles dans le monde.

M. Winterkorn a assuré que les emplois du personnel fixe de Volkswagen n'étaient en revanche pas menacés pour l'instant.

«Personne chez nous ne pense pour l'instant à des licenciements ou ce genre de choses», a-t-il déclaré.

«Avec le travail à temps réduit, nous avons réussi à ne pas produire des réserves de voitures. Et nous avons une semaine de travail à 35h que nous pouvons réduire à 28h. Nous pouvons ainsi limiter la production et assurer (le maintien) du personnel fixe. Pour cette année, je ne vois aucun problème», a ajouté Martin Winterkorn.

VW emploie au total environ 330 000 personnes dans le monde.




Brésil: fillette de 9 ans, enceinte de jumeaux

28 02 2009

( Agence France-Presse - Sao Paulo ) - Une fillette brésilienne de neuf ans, enceinte de jumeaux après avoir été, semble-t-il, violée par son beau-père pendant des années, va sans doute subir un avortement, ont rapporté samedi des sites Internet et un journal local.

La fillette brésilienne, dont l'identité n'a pas été divulguée, a appris qu'elle était enceinte de quatre mois après avoir été conduite à l'hôpital car elle se plaignait de douleurs à l'estomac, ont annoncé les sites Internet G1, pe360graus et le journal Diario de Pernambuco. Elle a été confiée à une équipe médicale et psychologique dans un institut spécialisé à Recife, ville du Nordeste proche d'Alagoinha, sa ville natale située dans l'État de Pernambouc, ont-ils indiqué.

«Nous ne savons pas si elle va mener sa grossesse à terme à cause de son jeune âge. Cela représente un grand risque pour elle», a déclaré Jose Serviano Cavalcanti, qui l'a examinée avant son transfert dans l'institut, au Diario de Pernambuco.

«Son bassin n'est pas en mesure de supporter la gestation de jumeaux', a-t-il expliqué.

L'avortement est illégal au Brésil sauf en cas de viol ou si la santé de la mère est en danger.

L'institut de Recife n'a pas été mesure de confirmer l'information dans l'immédiat et a indiqué à l'AFP que les personnes autorisées à répondre à la presse n'étaient pas joignables pendant le week-end.

Selon des informations de la police diffusées dans la presse, le beau-père de la fillette, âgé de 23 ans, a abusé d'elle depuis qu'elle a six ans, lui donnant un réal (environ 50 cents) à chaque rapport sexuel.

Il est également soupçonné d'avoir abusé de la soeur handicapée de la fillette, âgée de 14 ans.

Il a été arrêté jeudi alors qu'il tentait de gagner un autre État du Brésil et a été placé en détention préventive.

Le suspect encourt une peine maximale de 15 ans de prison.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

28 02 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 11h00 HNE samedi 28 février 2009

Condition:

Généralement ensoleillé

Température:

-11,2°C

Pression / Tendance:

102,8 kPa / à la hausse

Visibilité:

48 km

Humidité:

53%

Refr. éolien:

-16

Point de rosée:

-18,8°C

Vent:

SO 8 km/h

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le samedi 28 février 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Maximum moins 7. Indice UV de 3 ou modéré.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Minimum moins 19.

Dimanche:

Ensoleillé. Devenant alternance de soleil et de nuages en mi-journée. Vents devenant du nord-est à 20 km/h en fin de journée. Maximum moins 6.

Lundi:

Neige. Minimum moins 12. Maximum moins 9.

Mardi:

Neige. Minimum moins 11. Maximum moins 8.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 17. Maximum moins 10.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

28 02 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 11h00 HNE samedi 28 février 2009

Condition:

Généralement ensoleillé

Température:

-11,2°C

Pression / Tendance:

102,8 kPa / à la hausse

Visibilité:

48 km

Humidité:

53%

Refr. éolien:

-16

Point de rosée:

-18,8°C

Vent:

SO 8 km/h

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le samedi 28 février 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Maximum moins 7. Indice UV de 3 ou modéré.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Minimum moins 19.

Dimanche:

Ensoleillé. Devenant alternance de soleil et de nuages en mi-journée. Vents devenant du nord-est à 20 km/h en fin de journée. Maximum moins 6.

Lundi:

Neige. Minimum moins 12. Maximum moins 9.

Mardi:

Neige. Minimum moins 11. Maximum moins 8.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 17. Maximum moins 10.




Sondage
Libéraux et péquistes au coude à coude

28 02 2009

( Exclusif - Taïeb Moalla - Le Journal de Québec ) - Les pertes de 40 milliards $ à la Caisse de dépôt et placement (CDPQ) semblent profiter au Parti Québécois qui efface son retard sur les libéraux de Jean Charest et mène très largement dans l'électorat francophone, selon un sondage Léger Marketing.

Le coup de sonde a été réalisé jeudi auprès de 1079 répondants, au lendemain de la divulgation des résultats désastreux de la CDPQ.

Après répartition des indécis, péquistes et libéraux se trouvent au coude à coude avec 40 % des intentions de vote. Par rapport aux élections du 8 décembre dernier, il s'agit d'une perte de deux points pour les libéraux et d'un gain de cinq points pour le parti souverainiste.

L'ADQ enregistre de son côté une chute fort marquée passant de 16 %, lors du scrutin de décembre, à seulement 9%cette semaine.

Encore plus significatif, le PQ obtient 50 % d'intentions de vote dans l'électorat francophone, tandis que les libéraux doivent se contenter de 28 % dans cette même catégorie.

«Ça faisait très longtemps que le PQ n'était pas allé aussi haut chez les francophones, explique Stéphane Paquin, professeur de sciences politiques à l'Université de Sherbrooke. En raison de la concentration du vote libéral à l'ouest de Montréal, en Outaouais et en Beauce, ces résultats donneraient un gouvernement péquiste majoritaire qui tournerait autour de 75 députés (la majorité est de 63 sièges).»

Un baume

D'après le politologue, «ce sondage constituera du baume au coeur de Pauline Marois dont la stratégie a l'air de marcher. M Charest dit ne pas vouloir politiser le débat sur la Caisse, mais les gens sont inquiets et ont peur que les tarifs augmentent. Ils commencent à regretter leur choix du mois de décembre et réalisent la fumisterie quant au motif du déclenchement de cette élection», pense-t-il.

Du côté de Léger Marketing, la vice-présidente du bureau de Québec, Caroline Roy, ne veut pas se prononcer sur la répartition éventuelle des sièges.

«Ce que le sondage nous dit, c'est que c'est serré un peu partout entre les libéraux et les péquistes et qu'il y a un certain avantage pour le PQ, avance-t-elle. On note le retour d'une lutte à deux consécutive au départ de Mario Dumont et à la chute de l'ADQ.»

François Pétry, professeur au Département de science politique de l'Université Laval, soutient que «les chiffres ne sont pas suffisamment distants pour tirer des conclusions. Ils sont à l'intérieur des marges d'erreur. Mais il est probable que le PQ bénéficie de la crise»




Styve Tremblay: «J'aurais aimé mieux perdre la vie à la place de ce monsieur-là»

28 02 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - «J'aurais aimé mieux perdre la vie à la place de ce monsieur-là.» C'est par ces paroles que le policier de Trois-Rivières, Styve Tremblay, a exprimé ses remords, hier après-midi, à la fin des représentations sur la peine qui se sont déroulées devant le juge Pierre Verdon.

Le 19 août 2006, Tremblay, 44 ans, avait été impliqué dans un accident de la circulation, sur l'autoroute 40, à la hauteur de Deschambault, dans lequel un autre automobiliste originaire de Cowansville, Jean-Guy Michaud, avait perdu la vie. Tremblay était alors en état d'ébriété avancé. Il revenait des funérailles de son père qui s'étaient déroulées à Port-Cartier. En décembre dernier, Tremblay avait reconnu sa culpabilité à une accusation de conduite en état d'ébriété ayant causé la mort.

Regrets

Lors de sa courte allocution au juge Verdon, hier, Tremblay a indiqué qu'il avait choisi le travail de policier par lequel il était appelé à sauver des vies. Paradoxalement, il est celui qui a enlevé la vie à M. Michaud et ruiné l'existence des proches de cet homme qui avait alors 58 ans. Les membres de la famille de M. Michaud n'étaient pas présents dans la salle.

«Je n'ai aucune excuse (pour ce que j'ai fait), a ajouté Tremblay. Je regrette infiniment.»

Cette déclaration est venue après une longue journée d'audience au cours de laquelle les procureurs de la Couronne et de la défense, Jean-Philippe Robitaille et Pierre Dupras, ont argumenté devant le juge pour savoir quelle peine devrait être imposée à l'accusé, qui avait été suspendu de ses fonctions de policier à la Ville de Trois-Rivières en 2005 pour des incidents qui n'ont rien à voir avec cet accident mortel.

Selon la prétention de la Couronne, Tremblay devrait être emprisonné dans un pénitencier pour une période de 33 mois à partir de la date du prononcé de la peine. Me Robitaille a demandé une peine totale de 48 mois, à laquelle il faut enlever l'équivalent de 15 mois de détention préventive. L'avocat a avancé qu'une telle sentence serait alignée sur la jurisprudence en pareille matière, pour un homme qui n'avait aucun antécédent de conduite avec des facultés affaiblies.

Du côté de la défense, Me Dupras avance qu'une peine globale de 44 mois serait appropriée. Jurisprudence à l'appui, Me Dupras a indiqué que le juge devrait compter dans la détention préventive les mois au cours desquels Tremblay a suivi deux thérapies distinctes pour se débarrasser de ses problèmes de consommation d'alcool. Il a été forcé de vivre en résidence fermée, 24 heures par jour, pour ces deux thérapies pour un total d'environ une année et trois mois.

Deux rechutes

Il avait entrepris et réussi sa première thérapie dans un établissement de Trois-Rivières à la suite de cet accident mortel, mais a fait une rechute.

En septembre 2007, il avait alors fracassé la fenêtre de la maison de son ex-conjointe, pour ensuite se faire appréhender en état d'ébriété par ses anciens collègues de la police de Trois-Rivières.

Et en juin dernier, il avait été surpris en état d'ébriété à la station d'autobus de Saint-Siméon, dans Charlevoix, où il s'était rendu pour aider sa mère. Avant cela, il avait entrepris une thérapie en résidence fermée, qui n'a pas donné les résultats escomptés.

À la suite de ces deux rechutes, il a comparu devant le tribunal. La première fois, le juge lui a donné une chance de se reprendre en main, mais pas la deuxième fois. Il est demeuré détenu depuis.

Dans son calcul de la détention préventive, Me Dupras estime que Tremblay a déjà purgé 32 mois de sa peine. Si le juge retient sa suggestion, le policier sera incarcéré pour une période supplémentaire de 12 mois.

Le juge Verdon rendra sa décision le 20 mars.




Mobilisation pour le Crashed Ice: post-partum médiatique

28 02 2009

( Jean Pascal Lavoie - Le Soleil ) - (Québec) - Plus d'un mois après la tenue de l'événement, le poids médiatique du Red Bull Crashed Ice de Québec ne s'est guère amélioré. Un résultat qui ne devrait pas trop surprendre, selon Jean-François Dumas, président d'Influence Communication.

«C'est probablement la couverture de l'événement en 2008 qui était anormalement élevée, avance le spécialiste des médias. Avec le 400e anniversaire de la ville, c'était l'occasion idéale pour un journaliste de l'étranger de venir couvrir le Red Bull Crashed Ice. Et une fois qu'un média l'a fait, il y a moins d'intérêt à répéter l'année suivante.»

Dans les jours suivant la tenue de l'activité, les premières données indiquaient une chute importante de la couverture médiatique internationale du Red Bull Crashed Ice. Près d'une vingtaine de mentions supplémentaires ont été dénombrées à l'étranger dans les dernières semaines, mais rien pour s'approcher des chiffres de l'an dernier.

Ainsi, le poids médiatique dans le monde du Red Bull Crashed Ice de Québec aura chuté de 87 % par rapport à l'an dernier. En 2008, les mentions provenant de l'étranger représentaient 29 % de la couverture totale, alors qu'en 2009, elles ne représentent plus que 8 %.

La couverture canadienne a diminué de 37 %, même si elle représente une part plus importante de la couverture totale, soit 15 % contre 11 % en 2008.

Au Québec, la baisse est de 41 %. Alors qu'en 2008, 67 % de la couverture québécoise provenait de Québec même, en 2009, 88 % de la couverture est venue de Québec. Il faut cependant souligner que la tenue du Match des étoiles de la LNH à Montréal la même fin de semaine a complètement occulté le Red Bull Crashed Ice dans les médias montréalais.

«Je crois que c'est normal étant donné que l'année 2008 a été hors de l'ordinaire pour Québec, indique Jean-François Dumas. Il y a un phénomène d'érosion médiatique pour le Red Bull Crashed Ice. C'est un peu un post-partum du 400e.»

Cependant, il est important de noter que ces données ne tiennent compte que du nombre de mentions de l'activité dans les médias et ne mesurent pas la qualité de la couverture médiatique. Ainsi, cette année, la compétition était diffusée sur la chaîne Eurosport dans une cinquantaine de pays offrant du même coup toute une publicité pour Québec.




Séjour gratuit à l'hôtel pour des résidants pendant le Crashed Ice

28 02 2009

( Jean Pascal Lavoie - Le Soleil ) - (Québec) - Les gens d'affaires de Québec n'ont pas l'intention de laisser passer le bateau sans réagir. Le Château Bonne Entente ouvre le bal et offre l'hébergement gratuit pendant une semaine aux résidants du Vieux-Québec dérangés par le Red Bull Crashed Ice.

«Il faut absolument prendre les devants et s'impliquer avant de perdre l'événement, explique Alain April, directeur général du Château Bonne Entente. Au-delà de la compétition, il faut penser à toute l'activité économique que ça génère à Québec. Dans le contexte actuel, nous ne sommes pas assez riches pour nous permettre de perdre un événement comme ça.»

Question de donner l'exemple, le Château Bonne Entente offre d'accueillir pendant toute la semaine de l'événement six résidants ou familles du Vieux-Québec directement touchés par le Red Bull Crashed Ice.

M. April souhaite que ce geste soit imité par d'autres hôteliers et qu'on atténue ainsi les inconvénients subis par les résidants du Vieux-Québec.

«Nous comprenons que certaines personnes puissent être dérangées dans leurs habitudes par la logistique nécessaire à la tenue d'un tel événement. Cependant, nous croyons qu'il est important de se parler et de s'entendre. Nous voulons rendre ça facile pour tout le monde et c'est pourquoi nous faisons cette offre», précise-t-il.

Au lendemain du 400e, M. April craint que Québec perde sa nouvelle image dynamique, accueillante et invitante. «Il ne faudrait pas se faire une réputation de ville inhospitalière auprès des promoteurs et des visiteurs en tournant le dos à des événements de ce genre. Il faut continuer sur notre lancée du 400e.»

Et l'hôtelier n'a pas l'intention d'en rester là. «Si lundi ou mardi, on voit qu'il n'y pas de progrès et que l'événement est encore en suspens, on va s'asseoir avec les gens de Gestev et la Ville pour voir ce qu'on peut faire de plus.»




Le débat concernant Red Bull Crashed Ice prend un virage agressif

28 02 2009

( Baptiste Ricard-Châtelain - Le Soleil ) - (Québec) - Le débat sur les désagréments causés par l'événement de patinage extrême Crashed Ice dans la côte de la Montagne vient de négocier un virage agressif. Tandis que les organisateurs tergiversent devant la contestation, des amateurs de la compétition et des stations radiophoniques ciblent le président du Comité des citoyens du Vieux-Québec, Louis Germain. Plusieurs courriels bouillants lui ont été transmis.

«Gang d'innocents que vous etes, vous etes pathetiques.» «[Vous fai­tes] passer les québecois pour des calisss de tarla!!! (c'est ce que vous êtes et je suis trop polis)» «Vous avez juste a déménager ailleurs.» «Réveillez-vous tueur de ville!!!», en sont quelques exemples.

Au bout du fil, sa stupéfaction est palpable : un animateur de radio aurait diffusé l'adresse de sa résidence, regrette M. Germain. Des oeuvres caritatives auxquelles il participe auraient également reçu des courriels de critique. «J'espère que ça n'ira pas trop loin.»

Pourtant, plaide le résidant du Vieux-Québec, les citoyens de la côte de la Montagne ne sont pas opposés au Crashed Ice. «On ne veut pas l'empêcher, on ne veut pas le tuer.

«Il y a à peu près 150 personnes qui sont dérangées pendant cinq semaines par année depuis trois ans.» Quoiqu'il n'habite pas le secteur, Louis Germain porte leurs récriminations en tant que président du Comité des citoyens. Pourquoi ne pas organiser l'événement dans une autre côte durant un an ou deux, pour revenir ensuite? demande-t-il. «Pourquoi ne pas le faire là où ils ont fait le Big Air?» La compétition de planche à neige était installée au carrefour de la côte d'Abraham, d'Honoré-Mercier, de la côte de la Potasse et de l'autoroute Dufferin-Montmorency.

Le conseiller du quartier, Jacques Joli-Coeur, appuie le Crashed Ice. Et soutient les citoyens. Selon lui, les organisateurs, les fonctionnaires et les résidants pourraient trouver un terrain d'entente, loin du bureau du maire, Régis Labeaume. «Je regrette l'attitude hautaine du maire. (...) Je ne suis pas de ceux qui incitent à la détestation.»

Son collègue Alain Loubier, chef de l'opposition, acquiesce : «Le maire adopte une position stérile en stigmatisant les citoyens. On a tous intérêt à ne pas mettre d'huile sur le feu». Il invite les résidants à éviter le recours judiciaire et la mairie à être à l'écoute afin d'empêcher la fuite des organisateurs du Crashed Ice. «Un compromis est à portée de main.»

Des commerçants du Vieux-Québec se portent à la défense de l'événement

Des commerçants du Vieux-Québec sautent dans l'arène et se portent à la défense de la course Crashed Ice.

«La clientèle touristique visée est très importante pour la viabilité du Vieux-Québec», écrit la directrice générale de l'Association des gens d'affaires de la rue Saint-Jean du Vieux-Québec, Claudette Bhérer, dans une missive transmise aux organisateurs. «Que l'on parle de l'hébergement, de la restauration et aussi du magasinage, les retombées économiques à cette période de l'année permettent de traverser une saison hivernale qui autrement serait néfaste pour le commerce.

«De plus, ajoute Mme Bhérer, la visibilité qu'apporte cet événement mondial est énorme et crée un intérêt pour une clientèle intéressée à venir visiter la ville de Québec à court et à moyen terme.»

Le Château Frontenac, commanditaire du Crashed Ice, est, bien entendu, d'accord. L'hôtel s'accommode des échafaudages parce que l'événement lui offre visibilité et clientèle au cours d'une période creuse, explique la directrice des relations publiques, Geneviève Parent.

Le propriétaire de la boulangerie Paillard, Yves Simard, abonde. La jeune clientèle participant au Crashed Ice ne fait pas souvent le détour vers son établissement de la rue Saint-Jean. «Mais quand il y a du monde en ville, c'est bon pour tout le monde.»

Aussi, la diffusion du Crashed Ice à la télévision, «c'est une publicité qu'on ne peut pas s'acheter, enchaîne-t-il. Ça fait une publicité mondiale, ç'a des répercussions qu'on ne peut pas se payer».

Le directeur de l'Office du tourisme, Pierre Labrie, demeure confiant que la capitale accueillera la compétition l'an prochain. En compagnie de représentants de la Chambre de commerce, il a rencontré le président du comité des citoyens du Vieux-Québec. «On ne souhaite pas perdre un événement bon pour Québec, qui fit comme un gant à Québec comme destination - ville d'hiver -.» Déjà, on évalue des aménagements afin de répondre aux doléances des habitants du coin.




Roumanie
Atterrissage d'urgence réussi!

28 02 2009

( LCN ) - Un avion roumain comptant à son bord 51 personnes a effectué un atterrissage d'urgence réussi sur la piste d'un aéroport de l'ouest du pays.

Personne n'a été blessé, mais l'appareil a piqué du nez sur la piste.

Une partie du train d'atterrissage avait refusé de se déployer, forçant l'équipage à circuler au-dessus de l'aéroport pendant deux heures, de manière à dépenser le carburant de l'avion et minimiser les risques d'incendie au sol.

Une dizaine d'ambulances et trois camions de pompiers attendaient l'appareil sur le tarmac.

Les autorités ont ouvert une enquête.




Crashed Ice - un répit jusqu'au 31 mars
Les opposants se la fermeront

28 02 2009

( Stéphane Dion - Le Journal de Québec ) - Les citoyens du Vieux-Québec promettent de se taire pour ne pas nuire au Red Bull Crashed Ice… jusqu’au 31 mars.

Inquiet de la tournure des choses et du risque de perdre l’événement, le Comité de citoyens du Vieux-Québec a assuré, par voie de communiqué vendredi, qu’il garderait le silence jusqu’à la fin de l’ultimatum lancé au maire Labeaume.

Le CCVQ assure souhaiter la tenue de l’événement, mais dans un cadre acceptable pour les résidents du Vieux-Québec.

Une rencontre a eu lieu, jeudi, entre le CCVQ, la Chambre de commerce et l’Office de tourisme. Ils affirment avoir convenu d’une initiative pour favoriser le dialogue entre les citoyens et la Ville de Québec.

Toutefois, Red Bull a déjà fait savoir que seul le site de la Côte de la Montagne pouvait accueillir l’événement, ce que continue de rejeter catégoriquement les opposants.

Appui du ministre Hamad

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale soutient que la majorité de la population est favorable au retour du Crashed Ice. Sam Hamad offre son appui au maire de Québec avec qui il devait s’entretenir, vendredi après-midi, à ce sujet.

«Il ne faut pas commencer ça, répond-t-il en parlant de la menace de recours collectif des citoyens. Est-ce qu’on va arrêter le Carnaval de Québec aussi?»

La députée péquiste Agnès Maltais souhaite aussi que le dialogue reprenne entre les parties. Selon elle, il s’agit d’une belle carte postale pour Québec mais elle dit comprendre les problèmes vécus par les résidents.

Labeaume encore plus inquiet

Pour une deuxième journée consécutive, le maire Labeaume est demeuré muet sur le contenu de sa rencontre de jeudi avec les représentants de Red Bull. Interrogé par les journalistes, il a invité les supporters à se manifester publiquement.

«Je suis encore plus inquiet que je l’étais il y a deux jours, admet-il. C’est fragile. Le fait que la population s’exprime ils ne peuvent pas savoir comment c’est important.»




Québec - Quartier Saint-Sauveur
Incendie dans un immeuble à logements

28 02 2009

( Taïeb Moalla - Le Journal de Québec ) - Un incendie s’est déclaré, vendredi, à 22 h 40, dans un immeuble à logements situé au 464 rue Hermine, dans le quartier Saint-Sauveur.

Le sinistre d’origine inconnue a nécessité l’évacuation de certains résidants.

Au moment d’écrire ces lignes, les pompiers de Québec avaient la situation en main.

Personne ne semble avoir été blessé au cours de l’événement.




Noyade tragique
Voyage en enfer

28 02 2009

( Exclusif - Marc Pigeon - Le Journal de Montréal ) - Cette escapade, ils la planifiaient depuis longtemps. Ce devait être leur premier voyage en amoureux. Mais le bonheur a vite tourné au cauchemar lorsque le couple s'est retrouvé en détresse dans une mer déchaînée, en pleine nuit, au pied de dangereux récifs.

Voyage au coeur d'une incroyable opération de sauvetage

À peine arrivée en Jamaïque, Katryne nage dans la mer. Mais la situation est loin d'être rêvée pour la jeune femme de 25 ans. Alors qu'elle et son copain Éric immortalisent en photos ces vagues spectaculaires, Katryne est happée par une énorme vague puis est aspirée au bas d'une falaise de huit mètres.

«Va chercher de l'aide, Éric!», hurle-telle, paniquée, entre deux gorgées d'eau.

Katryne tente de demeurer confiante: Éric va sûrement trouver une façon de la tirer de là, pense-t-elle, malgré l'obscurité totale, l'heure tardive et l'absence d'autres touristes dans les parages.

Éric s'agite, se prend la tête. Il ne sait où aller, ni que faire, seul devant la tragédie.

Ce qui devait être un voyage de rêve en sol jamaïcain pour ces amoureux semble vouloir tourner au cauchemar.

Éric et Katryne s'étaient préparés à ce moment depuis longtemps. Éric répétait qu'il s'en allait à Negril voir les plus beaux couchers de soleil du monde.

En mettant les pieds hors de l'avion, ce 12 décembre dernier, la chaleur et l'odeur du Sud les remplissent de bonheur. Pourtant, des mauvais signes laissent croire qu'ils n'auraient pas dû se trouver là.

L'autobus devant les mener à l'hôtel les abandonne en chemin ; ils n'obtiennent pas la chambre à laquelle ils s'attendaient; Katryne a oublié les bas de ses bikinis à la maison.

Qu'à cela ne tienne, Katryne enfile sa robe soleil bleu turquoise et accompagne Éric sur la grande place, une aire surélevée où se trouvent des chaises longues et des parasols, et où une forte vague viendra l'entraîner dans la mer démontée.

Affolé devant la détresse de son amoureuse plongée dans l'eau, Éric tente de diriger Katryne vers l'échelle repérée sur le dépliant publicitaire de l'hôtel. Mais dans la vraie vie, l'échelle n'y est pas.

Pour Katryne, il apparaît de plus en plus clair qu'Éric va sauter à son tour. La catastrophe, pense-t-elle. Qui va alors pouvoir les sortir de l'eau? Qui va se rendre compte qu'ils sont dans l'eau, dans la noirceur de la tempête?

— Saute pas Éric!, hurle Katryne. Va chercher de l'aide! Va chercher de l'aide!

— Je peux pas te laisser là! répète-t-il, désemparé.

Vraisemblablement incapable d'abandonner son amoureuse seule dans les eaux tumultueuses, Éric s'élance dans le vide. Tous deux se retrouvent à l'eau, chahutés par la force des vagues.

Éric tente de localiser son amoureuse: «Kat! Kat!»

Éric parvient à rejoindre sa belle Katryne. Il s'accroche à elle. Elle cale. Elle lui fait comprendre que s'il s'accroche ainsi à elle, tous deux vont mourir. Éric s'éloigne.

Katryne examine les vagues et décide qu'à la prochaine, elle s'élancera et tentera de s'accrocher à un rocher. Mais c'est peine perdue: un tourbillon la ramène sans cesse sous l'eau.

«Là, j'ai compris qu'on allait mourir», se souvient Katryne.

Éric ne cesse de crier «Kat! Kat! Kat!»

Quelques secondes avant de sombrer, Éric lui indique qu'il n'en peut plus, qu'il est à bout de force. En entendant un dernier «Kat!» englouti, et en apercevant ses mains s'enfoncer sous l'eau, Katryne comprend que c'en est fini pour lui. Elle ne reverra plus Éric. Son amour. Celui qui voulait être son sauveur. Son héros pour toujours.

Où sont les bouées?

Omid Kiamanesh a bien de la difficulté à s'endormir. Le vacarme des vagues frappant le récif l'en empêche. Le vacancier venu de Vancouver lit un bouquin, étendu dans son lit près de sa copine Marianne Vidler, lorsqu'un cri le sort de son histoire.

«Il y a quelqu'un dans l'eau!», croit-il entendre.

Il enfile short et sandales et sort sur le balcon, au même moment que des vacanciers voisins venus de la Floride. Omid et Marianne remarquent Paul, un employé de l'hôtel, criant au bord de la falaise. Il montre du doigt un endroit de la mer, où tous aperçoivent la tête de Katryne entrant et sortant de l'eau, criant son désespoir.

Au sol, une caméra jetable, seul indice de ce qui s'est produit. Des voisins sortent, et reconnaissent avoir entendu ces cris depuis environ une heure, croyant qu'ils provenaient d'un couple s'adonnant à des activités sexuelles.

Les deux touristes de la Floride se risquent jusqu'au bord de la falaise, pieds nus, au péril de leur vie. Les vagues se cassent sur la falaise et les aspergent d'eau.

Ils tentent d'atteindre Katryne en lançant une corde, tout en espérant que quelqu'un apporte enfin une bouée de sauvetage. Mais aucune bouée ne se trouve sur le site.

Au même moment, Marianne tente de joindre l'ambassade canadienne à Ottawa, espérant qu'un bateau de recherche et de sauvetage pourra être envoyé. Aucuns des numéros à sa disposition ne fonctionnent.

La direction de l'hôtel prend contact avec la garde côtière, mais leur bateau le plus près est à Kingston, à l'autre bout de l'île. Puis, la direction de l'hôtel refuse de demander l'aide des hôtels voisins, qui possèdent pourtant des bateaux.

Trente minutes après le début du branle-bas, la police arrive. Deux hommes, carabine automatique en main... mais sans bouée.

Pour Omid et Marianne, il devient de plus en plus évident qu'aucune recherche en mer ne sera prise en charge par les autorités jamaïcaines.

Seule au monde

Sa jolie robe donne du fil à retordre à Katryne. Au coeur de la houle, elle éprouve de la difficulté à se mouvoir. Elle parvient enfin à retirer son vêtement.

Les vagues tirent tantôt Katryne vers le fond, tantôt la lancent contre les récifs, tantôt la ramènent vers le large.

Seule au monde sans son Éric, Katryne survit comme elle peut, en pleine noirceur, ignorant si ses cris ont été entendus.

«Je gardais toutes mes énergies pour respirer», se souvient Katryne.

Sans ses verres correcteurs, elle n'y voit rien. Le sel de la mer brûle ses yeux. Quand elle voit des récifs, juste avant de les heurter, elle se met en boule et serre les dents.

Pendant près de trois heures, elle sera ainsi balancée au gré des vagues. Dans l'obscurité de la nuit, Katryne voit enfin une lueur d'espoir quand elle aperçoit la lumière de quelques bateaux. Mais il s'agit d'hallucinations. La lueur n'est en fait qu'un mirage. Jamais un bateau ne s'est approché.

Enfin du secours

De son côté, Paul a enfin trouvé une bouée de sauvetage. Pas facile pour les Floridiens d'atteindre Katryne. Soudainement, la bouée lancée dans le bon angle tombe tout près d'elle.

Katryne ignore toujours que des gens la suivent dans sa dérive et tentent de la sauver depuis déjà plusieurs minutes quand elle aperçoit la bouée, tout près d'elle.

«Hein? Une bouée?», pense-t-elle, incrédule. Enfin, des gens savent qu'elle est là et tentent de la tirer de cette mauvaise situation.

Katryne s'est solidement agrippée à la bouée; les Floridiens tirent sur la corde.

«Ils me lèvent, me lèvent», se souvient celle qui se heurtait contre les récifs. Puis, c'est la catastrophe! La corde se rompt, laissant Katryne à elle-même.

«Là, c'est fini pour moi, pense-t-elle. C'était ma seule chance.»

Katryne se met à dériver, seule, dans les ténèbres de cette mer sinistre.

«On ne pouvait que regarder la fille dériver lentement, se souvient Marianne. C'était un sentiment d'impuissance terrible...»

«Venez me chercher!»

Twain, Wayne et Jubal se préparent à faire la fête, au milieu de nulle part. Un feu de camp et un petit joint de mari étaient au programme pour ces trois Jamaïquains, avant qu'ils entendent à leur tour les cris de détresse de Katryne, venant de la mer.

«Je vais me noyer! S'il vous plaît, venez me chercher! Je vous en supplie!», crie-t-elle dès qu'elle les aperçoit.

Malgré la fureur de la mer, le trio saute à l'eau.Munis de quatre cordes, au péril de leur vie, ils se portent à sa rescousse.

«Ils ont sauté comme des vrais Tarzans», se souvient Katryne.

Elle ne sait trop comment, mais elle se retrouve nue sur la grève, vomissant de l'eau comme jamais.

«J'ai dû insister et leur expliquer qu'il était trop tard pour Éric, qu'il ne valait plus la peine de risquer leur vie une autre fois», dit Katryne.

Les Jamaïquains l'installent sur une chaise de plage et s'assurent qu'elle demeure consciente. Pour camoufler sa nudité, ils remettent à Katryne un t-shirt noir. Katryne est pâle; elle tremble et crie de rage d'avoir ainsi perdu son amour.

Arrivant sur les lieux à la hâte, Omid, Marianne, Paul et les touristes floridiens se réjouissent de voir Katryne sauve. Ils réalisent toutefois qu'elle a besoin d'une aide médicale d'urgence. Chacun s'agrippe à la chaise et trans-porte la naufragée jusqu'à la route, où une ambulance s'amène.

Lorsque Marianne demande à Katryne si elle souhaite être accompagnée à l'hôpital, celle-ci ne peut dire non. Omid passe à sa chambre, récupère argent et passe-port et monte dans l'ambulance à son tour.

Alors que les ambulanciers s'apprêtent à refermer les portes, les Jamaïcains s'approchent et tendent un bout de papier.

Leurs noms et numéros de téléphone y sont inscrits, accompagnés d'une petite phrase dont Katryne se souviendra toujours: «Friends for life.»




Les Plaines : Un spectacle plutôt qu'une bataille

28 02 2009

( Marc Allard - Le Soleil ) - (Québec) - Avec des partenaires français, la boîte de production responsable du Grand Rire prépare un grand projet artistique qu'elle espère tenir sur les Plaines durant les dates prévues pour la reconstitution finalement annulée, a appris Le Soleil.

Le producteur de Québécomm, Sylvain Parent-Bédard, nous a confirmé hier qu'il convoitait les Plaines du 30 juillet au 2 août pour y présenter une ambitieuse rencontre en musique et en chansons comprenant des artistes de l'Hexagone.

Toujours en discussion avec des artistes et des commanditaires, M. Bédard a préféré ne pas dévoiler trop de détails. «Ce sera un grand événement qui va attirer, je l'espère, autour de 100 000 personnes, avec des retombées économiques et touristiques importantes pour la ville, qui pourraient, d'après moi, amplement combler la perte de la (reconstitution de la) bataille. Au niveau touristique, nuitées et autres, définitivement», a-t-il toutefois mentionné.

Québécomm avait déjà commencé à plancher sur son projet avant la controverse sur la reconstitution, affirme Sylvain Parent-Bédard. Il prévoyait alors tenir son événement ailleurs à Québec autour des dates prévues pour la reconstitution. Mais maintenant que les Plaines sont libres, il entend en profiter.

M. Parent-Bédard précise qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle mouture du spectacle Paris-Québec, que sa boîte avait produit avec succès l'an dernier sur les Plaines pour le 400e. «C'est quelque chose de complètement différent», souligne-t-il.

Québécomm devrait entreprendre sous peu des démarches auprès du gouvernement fédéral, qui est propriétaire des plaines d'Abraham.

La porte-parole de la Commission des champs de bataille nationaux, Joanne Laurin, a confirmé hier au Soleil que les Plaines sont bel et bien libres depuis que la reconstitution a été annulée. «Pour l'instant, dit-elle, l'activité n'est pas remplacée. (...) Le parc est ouvert à d'autres activités. Si, mettons, il y avait un festival de blues qui nous faisait une demande, il y aurait une porte là, c'est sûr.»

La Commission n'aurait pas encore reçu de propositions depuis l'annonce de l'annulation de la reconstitution. Il n'est cependant pas impossible qu'elle organise une activité entre le 30 juillet et le 2 août, indique Mme Laurin.




Le 6 mars, «journée du Red Bull»

28 02 2009

( Marc Allard - Le Soleil ) - (Québec)- Si les voeux de Régis Labeaume sont exaucés, les citoyens de Québec seront un peu plus excités que d'habitude vendredi prochain. Appuyant une initiative lancée à la radio, le maire de Québec les invite à acheter du Red Bull pour convaincre l'entreprise de maintenir le Crashed Ice dans la capitale.

Estimant que c'est un bon moyen de montrer que la majorité de la population approuve l'activité, le maire Labeaume a confirmé hier au Soleil que l'hôtel de ville soutenait l'idée de la station 93,3.

«Pour eux autres (Red Bull), il y a une très grande contestation de l'événement, explique Régis Labeaume au téléphone. On est dans les perceptions et c'est important, les perceptions, pour une entreprise de même. Vendre un produit, c'est en relation directe avec les perceptions.

«Quand on a des partenaires financiers qui investissent dans nos événements, qui investissent dans la communauté, la moindre des choses qu'on puisse faire, c'est de les appuyer, poursuit-il. À l'avenir, je pense que c'est ce qu'on va faire, on ne restera pas neutre là-dedans.»

Régis Labeaume ne sait pas encore s'il y aura une conférence de presse ou un communiqué pour inciter les citoyens à participer à la journée d'achat de Red Bull. Son attaché de presse, Paul-Christian Nolin, précise toutefois que le maire ira certainement acheter des canettes.

Jeudi matin, l'animateur du 93,3 Sylvain Bouchard a eu l'idée d'encourager ses auditeurs à acheter du Red Bull alors qu'il interviewait le maire Labeaume. Il leur suggérait «de vider les dépanneurs et les épiceries» de la boisson énergisante.

«En gros, c'est d'essayer d'envoyer un message clair à la compagnie Red Bull, à savoir que la majorité silencieuse tient à cet événement-là, et le meilleur message qu'on peut leur envoyer, à tout le moins une journée, c'est de faire un achat de masse de leurs produits», explique Michel Laurin, le directeur du 93,3.

Les stations CFOM et CHRC Québec 800 vont aussi inciter les auditeurs à acheter du Red Bull et Énergie serait intéressée, indique M. Laurin. Pour l'instant, la journée d'achat est arrêtée à vendredi. Mercredi, Québec 800 avait déjà créé une page sur Facebook intitulée «Pétition de Québec-800 pour le retour du Red Bull Crashed Ice à Québec». Hier, elle comptait déjà plus de 11 652 membres.

Le président de CHRC Québec et des Remparts de Québec, Claude Rousseau, n'hésitera pas à se joindre au 93,3. «Toute initiative qui peut être faite pour garder cet événement-là à Québec, c'est la bonne chose à faire, dit-il. (...) Si mes animateurs supportent ça en ondes, ils ne seront pas rabroués. Au contraire.»




Un ex-mandarin nommé président du conseil de la Caisse

28 02 2009

( Denis Lessard - La Presse ) - (Lévis) - C'est Robert Tessier, longtemps mandarin à Québec, qui serait choisi en remplacement de Pierre Brunet comme président du conseil de la Caisse de dépôt la semaine prochaine, a appris La Presse.

Ancien sous-ministre au Trésor, M. Tessier a été PDG de Gaz Métro pendant plusieurs années. Il a quitté ce poste il y a quelques mois pour devenir président du conseil d'administration de la même entreprise. Sa nomination à la Caisse doit être rendue officielle mercredi prochain. En même temps, le gouvernement renouvellera les mandats des membres du conseil d'administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). Dans 9 cas sur 14, les mandats sont échus. À regret, Pierre Brunet, président du conseil de la CDPQ depuis cinq ans, a confirmé mercredi qu'il tirait sa révérence.

Charest refuse de comparaître

Hier, le premier ministre Charest a catégoriquement refusé de venir témoigner devant une éventuelle commission parlementaire qui serait chargée de lever le voile sur les causes du dérapage financier de la Caisse de dépôt, qui aura coûté en 2008, 39,8 milliards de l'épargne collective des Québécois. Les négociations entre le gouvernement et l'opposition péquiste étaient au point mort, hier, ce qui élimine toute possibilité que la commission commence à siéger la semaine prochaine.

Pour Jean Charest, le PQ, dans ce dossier délicat, «joue les bonshommes Sept-heures et se fait prophète de malheur». Selon lui, la responsabilité du gouvernement se limite à la nomination des dirigeants, des membres du conseil d'administration et du PDG.

Même si Standard&Poor's, qui a mis la Caisse en observation jeudi, déplore le manque de «stabilité» de sa gestion, qui a changé trois fois en moins de 12 mois, M. Charest n'a pas l'intention d'expliquer les raisons qui l'ont poussé à choisir Richard Guay en remplacement de Henri-Paul Rousseau, en septembre 2008. La firme de crédit a placé «sous surveillance» avec «perspectives négatives» la cote de crédit de la CDPQ à cause de rendements «nettement inférieurs» à ceux des autres caisses de retraite au pays.

À Québec, au sortir d'une réunion de son caucus, Mme Marois a accusé M. Charest «de se cacher derrière les dirigeants de la Caisse». «Il veut mettre le couvercle sur la marmite et ne veut pas assumer ses responsabilités», en expédiant en deux jours une commission parlementaire où il ne viendra pas témoigner. Entendre uniquement les dirigeants de la Caisse ne serait guère utile. Une semaine après leur conférence de presse, «ce sera les mêmes papiers», observe-t-elle. Le PQ souhaite une commission plus longue, lorsque la Caisse aura publié son rapport annuel.

Hier, M. Charest, de guerre lasse, est revenu avec le scénario initial: les dirigeants de la Caisse et même Henri-Paul Rousseau pourraient être entendus aux séances régulières de l'étude des crédits - probablement en avril.

Pour M. Charest, le dur verdict de Standard&Poor's quant aux perspectives de la CDPQ est un «message percutant» à l'endroit de l'opposition péquiste, surtout désireuse de «politiser» ce débat délicat. Il est suffisant qu'il ait à répondre aux questions des journalistes et à celles de l'opposition à l'Assemblée nationale.




La guerre en Irak prendra fin le 31 août 2010

28 02 2009

( Nicolas Bérubé - La Presse ) - (Los Angeles) - Le président a pris soin de ne pas prononcer les mots «mission accomplie», mais l'intention était là: Barack Obama a annoncé, hier, que les brigades de combat américaines partiraient d'Irak avant le 31 août 2010.

«Permettez-moi d'être aussi clair que possible: d'ici au 31 août 2010, notre mission de combat en Irak va prendre fin. Les décisions les plus importantes concernant l'avenir de l'Irak doivent désormais être prises par les Irakiens», a dit le président dans un discours à la base de Camp Lejeune, en Caroline-du-Nord.

Le président a affirmé que 100 000 militaires américains seront graduellement rapatriés dans les 18 prochains mois. Après août 2010, de 35 000 à 50 000 militaires aideront à la formation de l'armée irakienne et «mèneront des missions de lutte contre le terrorisme». Ces forces seront rapatriées à la fin de 2011, selon un accord avec le gouvernement irakien.

Le discours du président a provoqué beaucoup d'enthousiasme chez les marines de Camp Lejeune, qui ont souvent applaudi durant l'allocution.

Les médias américains ont révélé que le président Obama avait passé un coup de fil hier à son prédécesseur, George W. Bush, dans les minutes précédant son annonce. La Maison-Blanche a confirmé que le président avait fait un «appel de courtoisie» à M. Bush.

Lors d'une manifestation contre la guerre en Irak, il y a quelques années, M. Obama avait déclaré: «Je ne m'oppose pas à toutes les guerres, je m'oppose aux guerres stupides (dumb wars).»

Pas une panacée

Hier, le président a rappelé que le retrait des troupes américaines ne serait pas une panacée pour les Irakiens. «Nous ne pouvons pas débarrasser l'Irak de tous ceux qui s'opposent à l'Amérique ou sympathisent avec nos adversaires. Nous ne pouvons pas patrouiller les rues jusqu'à ce qu'elles soient parfaitement sûres ou jusqu'à ce que l'union irakienne soit améliorée», a-t-il prévenu.

Plusieurs analystes estiment que le plan proposé par le président est réaliste. «C'est un objectif viable: il y a eu beaucoup de progrès au sein de la police et de l'armée irakiennes, a dit Paul Wilkinson, doyen du centre des études sur le terrorisme et la violence politique à l'Université St. Andrews. Les élections en Irak en janvier dernier montrent que les craintes pour la sécurité se sont dissipées.»

Hier, le président a aussi reçu l'appui de son ancien rival, John McCain, qui a pris la parole au Sénat pour donner son accord au plan de retrait.

«Je crois que ce plan est le bon. Je suis prudent mais optimisme quant aux chances de succès de la stratégie mise de l'avant par le président», a dit le sénateur républicain de l'Arizona.

Durant la campagne, M. McCain s'était montré dur envers les positions de M. Obama, qu'il accusait d'être prêt à «perdre une guerre pour gagner une élection».

Obama en hausse

Les dernières semaines ont été bien remplies pour le nouveau président. M. Obama a déposé un plan du budget 2010, débloqué près de 800 milliards de dollars pour aider à relancer l'économie, entrepris la réforme du système de santé et défini le plan de retrait des troupes en Irak.

Hier, un sondage de la firme Gallup a montré que 67% des Américains sont satisfaits de son travail.

Fait étonnant: les républicains sont de plus en plus nombreux à se rallier au président démocrate. Quarante-deux pour cent des républicains se disent satisfaits du travail de M. Obama cette semaine, selon Gallup, comparativement à 27% la semaine dernière. Cette hausse est survenue au moment où le président déposait un budget progressiste, qui rompt avec les politiques mises en oeuvre par l'administration Bush durant ses deux mandats.

L'Irak en chiffres

Plus de 4251 militaires ont été tués en Irak, et 30 000 ont été blessés.

> Plus de 100 000 civils irakiens ont été tués dans la guerre, selon plusieurs organisations internationales.

> Le président Obama veut retirer les forces de combat d'ici à la fin d'août 2010. Cela représente un retrait de 100 000 soldats dans les 18 prochains mois.

> Entre 35 000 et 50 000 soldats resteront en Irak en 2011, comme «conseillers» pour l'armée irakienne.




Petits tyrans ordinaires

28 02 2009

( Katia Gagnon - La Presse ) - Il y a maintenant près de 20 jours, le jeune David Fortin est parti de chez lui et a disparu. Le jeune de 14 ans était persécuté depuis le primaire à l'école. L'histoire de David Fortin, c'est celle de milliers de jeunes au Québec qui, eux aussi, sont les souffre-douleur de la cour d'école. Avec deux histoires, nous vous présentons aujourd'hui les deux visages de l'intimidation. Ceux qui harcèlent et ceux qui sont harcelés.

Nous sommes à la sortie des classes, dans un quartier défavorisé de la grande région de Montréal. Jean a 14 ans. Il se promène dans la rue avec deux amis. De l'autre côté de la rue, un jeune de leur école leur crie une banalité. Jean et ses amis n'aiment pas son ton. «Il nous niaisait, c'était clair.» Jean et ses amis ne font ni une ni deux. Ils traversent la rue et cognent. À trois contre un.

Jean est le prototype du petit caïd de la cour d'école. Le jeune Noir n'est pas particulièrement baraqué. Mais depuis le primaire, c'est un dur. Depuis qu'il est tout jeune, il collectionne les avertissements et les séjours chez le directeur. À 16 ans, il a une longue histoire d'intimidation. Nous l'avons rencontré à la polyvalente qu'il fréquente. Il a accepté, pendant une heure, de nous faire entrer dans la jungle de la cour d'école. Un condensé de violence pure et dure.

Pour un oui, un non ou un regard mal placé, Jean a cogné bien des gars. «Les autres savent que je peux frapper.» Et il a bien averti sa nouvelle copine de faire de même. «Laisse pas le monde te parler n'importe comment.» C'est sa réputation de dur qui est en jeu.

Jean s'est aussi livré au taxage. Il se souvient encore de ce baladeur numérique obtenu en accostant simplement un élève à l'arrière d'un autobus. Jean était en 2e secondaire. Avec deux amis, il a entouré l'élève. «Donne-moi ton iPod.» Le ton était calme, mais ferme. La chose s'est faite en quelques secondes. Et Jean a gagné un baladeur sans même lever les poings.

Jean a fréquenté plusieurs écoles. Partout, il a intimidé d'autres élèves. A l'école, dans l'autobus. Et pourtant, jamais il ne s'est fait pincer. «Il n'y avait jamais de surveillance autour.» Une fois, lors de l'incident dans la rue, l'autre jeune a porté plainte à la police. C'est d'ailleurs le seul épisode que Jean regrette. Parce qu'il s'est fait prendre.

Et à l'école, est-ce que les professeurs et les surveillants peuvent vraiment aider les victimes? «Pas vraiment. En fait, ils ne peuvent rien faire», lance-t-il.

* * *

L'histoire de Jean, c'est l'image classique du jeune qui intimide. Le petit caïd, qui glissera peut-être sur la pente savonneuse de la délinquance. Mais la plupart du temps, l'intimidation se déroule de façon beaucoup plus insidieuse. Et le portrait de la petite brute, du bully, est totalement différent.

Philippe a 26 ans et étudie à l'université en sciences politiques. Parents professionnels, classe moyenne supérieure; il a fréquenté un collège privé. Philippe n'a jamais été costaud. «Je n'ai jamais fait mal à personne physiquement», dit-il. Non, l'arme de Philippe, c'était l'intelligence. Et une bonne dose de méchanceté.

Lorsqu'il était en cinquième année, ses parents ont déménagé et il a changé d'école. Il s'est rapidement retrouvé isolé. Il a souffert, seul, pendant deux ans. En arrivant au secondaire, dans un collège privé, le scénario s'est poursuivi. «Il y avait une hiérarchie tacite, mais très bien établie. On aurait pu faire un classement de tous les élèves, de 1 à 155. Et tous ceux qui étaient en bas de toi, tu pouvais les écoeurer.»

Au début du secondaire, Philippe moisissait dans le dernier quartile du «classement». À la fin de la 3e secondaire il était «au top». Comment avait-il gravi les échelons? En riant, souvent très méchamment, des autres. «Une tyrannie sociale insidieuse», résume-t-il.

«Écoeurer, c'était un loisir, une activité parascolaire. On donnait des surnoms aux gens, on trouvait une caractéristique de la personne et on l'exploitait. On faisait des exposés oraux pleins d'allusions pour niaiser certaines personnes, raconte-t-il. Et il fallait que la personne réagisse. Sinon, on passait à un autre. Gosser quelqu'un qui ne réagit pas, c'est plate. Il y a plein de monde qui a pleuré à cause de moi, c'est sûr.»

Les cibles de Philippe? Les jeunes pas cool. «Ça n'avait rien à voir avec le fait qu'ils étaient bons ou pas à l'école. Au secondaire, un des gars les plus cool était dans les scouts. Jamais personne ne l'a niaisé avec ça. Imagine, sinon, à quel point il se serait fait écoeurer.»

Dans un tout autre registre, le portrait que Philippe dresse de la cour d'école moyenne n'est pas si différent de celui de Jean. «C'est hostile, une cour d'école. Ce n'est pas une société libre et démocratique.» Philippe ne croit pas à l'intervention des adultes dans ce genre de problème «C'est intense, l'omerta, dans une cour d'école.»

Et s'il avait lui-même un enfant victime de harcèlement, que lui dirait-il? «J'essaierais d'en faire un mâle ou une femelle alpha. De lui inculquer une confiance en lui inébranlable.» Car il y a bien peu d'armes contre le harcèlement insidieux auquel il s'est adonné. «Quand quelqu'un te frappe, tu peux le frapper. Mais comment répliquer à la mesquinerie, à des regards? Tu mines le moral de la personne.»

Dix ans plus tard, Philippe s'en veut d'avoir tant harcelé d'autres jeunes. «Je le regrette amèrement. J'y repense souvent.» Ironie du sort, il a aujourd'hui plusieurs amis sur Facebook qui étaient autrefois ses souffre-douleur. Lui ont-ils déjà parlé des conséquences de ses frasques? «Jamais. C'est un non-dit entre nous.»

* * *

Notre chroniqueur Patrick Lagacé a abordé cette semaine sur son blogue la question de l'intimidation en se demandant ce qui pouvait bien motiver les jeunes harceleurs à l'école, les bullies. Harceleurs et harcelés ont été nombreux à partager leur expérience. Voici quelques témoignages pris intégralement.

«Moi quand j'étais au secondaire j'étais toute une bully. Mais j'ai appris plus tard dans ma vie que j'ai fais ce que j'ai appris dans mon enfance. Ma mère était une bully, elle me donnait des volées devant le monde. Plus il y avait de monde plus elle se sentait puissante. Alors, j'ai fait ce que j'ai appris: je battais plein de monde pour absolument rien. (...) Je me suis tellement fait humilier dans ma jeunesse que je me suis mise à humilier les autres comme revanche.» - Gatineaugirl

«J'ai maintenant 24 ans et oui, j'ai été une bully. Je l'ai été au secondaire, dans une école de filles d'Outremont. Ma mère, une femme extraordinaire, était assez pauvre; on vivait dans un minuscule appartement dans Côte-des-Neiges, près de la Plaza. Je n'avais pas (et je n'ai jamais eu) les vêtements de chez GAP ou Jacob, et encore moins les souliers de chez Browns. J'emmerdais les autres pour survivre, pour qu'elles n'osent pas juger ma mère, ma situation, mes vêtements.» - Katiminie

«Frapper pour se défendre, d'abord, puis parce que ça marchait. Pour montrer qu'une fille, c'était aussi fort qu'un gars. (...) Bonne à l'école, studieuse, je n'avais pas le profil. Ça, ça marchait encore plus. Être une fille aussi, ça aidait. Personne ne se plaint d'une fille. (...) Je regrette sincèrement aujourd'hui d'avoir été une bully, mais jamais de m'être défendue.» - Lesnerfs

«Moi, j'ai été celle qui se faisait battre au primaire. Celle à qui on brûlait les cheveux, qu'on faisait trébucher, qu'on frappait tête la première dans les casiers, qui recevait les coups de poings au visage. Ça m'a donné de grosses séquelles au primaire-secondaire (aucune estime de soi, fugues, tentatives de suicide), mais j'ai décidé en secondaire 5 d'essayer de comprendre les gros méchants loups et de faire la paix avec mon passé. Je crois que j'étais simplement l'appât facile, parce que j'étais douce comme un agneau, parce que je refusais de me battre, parce que je pardonnais tout, parce que je voulais désespérément être aimée.» - Nymph_ea

«J'ai été victime de crétins qui se faisaient un plaisir de m'écoeurer à cause de ma petite taille et de mes lunettes. J'ai 55 ans. C'était dans les années 65-70. Naturellement le personnel ne faisait pas grand chose pour m'aider sauf en huitième année où il y a eu un prof pour qui le respect avait un sens. Ça été une merveilleuse année car il ne laissait rien passer, il a mis au pas les deux ou trois cons rapidement. Malheureusement, l'année suivant, l'autre prof s'en foutait et tout a recommencé. Et j'ai failli abandonner l'école.» - richard628

«J'ai eu deux bullies majeurs dans ma vie: le premier au primaire, un sale con qui faisait ce qu'il voulait durant les cours d'éducation physique, sans être puni ou réprimandé, puisque ça mère était enseignante... d'éducation physique. (...) Le deuxième est un gars que j'ai connu au secondaire. Violence verbale et niaiseries répétées à mon sujet. Il est maintenant un sans-abri (...). Je n'ai jamais eu de compassion pour ce gars-là, et il mérite bien ce qui lui arrive.» - luigi-gi




Dieudonné condamné à payer 75 000$ à Patrick Bruel

28 02 2009

( Christiane Desjardins - La Presse ) - Pour avoir tenu des propos injurieux contre Patrick Bruel en le traitant de «menteur» et de «militaire israélien» lors d'une émission des Francs-tireurs, à Télé-Québec, l'humoriste Dieudonné est condamné à payer 75 000 $ au chanteur-acteur.

Dieudonné n'a jamais répliqué à cette poursuite en diffamation intentée au Québec en 2007, et il n'a jamais mandaté d'avocat pour le représenter. Il a été condamné par défaut cette semaine par Me Danièle Besner, greffière spéciale de la Cour supérieure à Montréal. La requête visait essentiellement à obtenir des dommages moraux et exemplaires. Elle avait été déposée par Patrick Bruel Benguigui (de son nom véritable), contre Dieudonné M'Bala M'Bala (de son vrai nom aussi), et se chiffrait au départ à 175 000$. M. Bruel soulignait le «caractère répétitif» des agissements de Dieudonné ainsi que sa «mauvaise foi».

Me Besner a toutefois réduit les dommages étant donné que l'émission n'a été diffusée qu'une seule fois, le 29 novembre 2006, à Télé-Québec. S'étant découvert un «souci» juridique après la première diffusion, Zone 3, producteur de l'émission, avait en effet décidé de ne pas la rediffuser. Cela avait franchement déplu à l'animateur Richard Martineau, qui avait qualifié le producteur de «pleutre». L'extrait s'est cependant retrouvé sur YouTube, où il avait été visionné 57 615 fois au 8 juillet dernier. «C'est peu élevé, compte tenu du potentiel reconnu de YouTube», a noté Me Besner.

L'entretien de Richard Martineau avec Dieudonné avait été tourné en France. Au sujet de Bruel, Dieudonné avait déclaré: Il soutient activement l'armée israélienne. C'est quasiment un militaire israélien. Donc quand on bombarde le Sud-Liban et qu'on tue des enfants palestiniens, lui, pour lui, c'est normal.»

Dieudonné avait poursuivi sur sa lancée en soutenant que Bruel «est un produit même de ce système politique ultrasioniste, c'est un supermilitant... il a le complexe de supériorité de certains Israéliens». Il avait ajouté que Bruel est un «menteur qui ment à son public depuis toujours». Il faut dire que, peu de temps auparavant, à l'émission Tout le monde en parle, à Radio Canada, Bruel s'était étonné de la tribune qu'on donnait à Dieudonné. De toute évidence, les deux ne s'aiment pas beaucoup.

En mains propres

Dans la foulée de cette déclaration, Bruel a intenté une poursuite.

«Il y a un choix clair des termes dans le but de choquer... Il est conscient du fait qu'il blesse M. Bruel et le choque par ses propos. Le défendeur utilise la notoriété de monsieur Bruel pour augmenter sa propre notoriété et c'est pourquoi il s'attaque également à l'image de monsieur Bruel en tant que vedette... Il a déjà tenu des propos antisémites dans le passé», avaient notamment fait valoir les avocats de M. Bruel dans leur demande.

Dieudonné ne s'est jamais défendu, mais des huissiers lui ont remis signification de l'action en mains propres, assure Me Catherine Mandeville, l'une des avocates qui représentaient M. Bruel dans cette affaire. Quelle est la portée d'un tel jugement, étant donné que Dieudonné réside en France? «Normalement, il y a une procédure relativement simple pour faire exécuter un jugement entre les pays qui ont des systèmes de justice semblables. On devrait être capable de faire exemplifier ce jugement-là en France», explique l'avocate.

Comme Patrick Bruel est en voyage, Me Mandeville n'avait pas encore réussi à le joindre pour l'aviser du jugement.

Spécialiste de la provocation, Dieudonné a déjà été condamné en France pour des propos jugés comme des incitations à la «haine raciale.»




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région
Brrrrr C'est encore l'hiver!

28 02 2009

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 8h30 HNE samedi 28 février 2009

Condition:

Ensoleillé

Température:

-14,8°C

Pression / Tendance:

102,5 kPa / à la hausse (Beau temps)

Visibilité:

48 km

Humidité:

57%

Refr. éolien:

-23 (Brrrr)

Point de rosée:

-21,4°C

Vent:

NO 15 km/h

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le samedi 28 février 2009

Aujourd'hui:

Dégagement tôt ce matin. Vents du nord-ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers ce matin. Maximum moins 7. Indice UV de 3 ou modéré.

Ce soir et cette nuit:

Dégagé. Minimum moins 19.

Dimanche:

Ensoleillé. Devenant alternance de soleil et de nuages en mi-journée. Vents devenant du nord-est à 20 km/h en fin de journée. Maximum moins 6.

Lundi:

Neige. Minimum moins 12. Maximum moins 9.

Mardi:

Neige. Minimum moins 11. Maximum moins 8.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 17. Maximum moins 10.

Données historiques

Hier

Max:

* 7,7°C

Min:

* -7,3°C

Précip.:

* 14,5 mm

Normales

Max:

* -3°C

Min:

* -11°C

Aujourd'hui

Lever du soleil:

* 6:26

Coucher du soleil:

* 17:28




Red Bull Crashed Ice
750 000$ en promotion

28 02 2009

( Stéphane Dion - Le Journal de Québec ) - Red Bull a investi trois quart de million de dollars pour promouvoir cette année le Crashed Ice et la Ville de Québec à travers le monde.

C’est ce qu’on apprend dans un rapport évaluant les retombées médiatiques du Red Bull Crashed Ice, dont le Journal a obtenu copie. Les représentants de la multinationale ont présenté ce document au maire Labeaume lors de leur rencontre, jeudi, à l’hôtel-de-ville.

Cette somme de 750 000$ ne comprend pas le coût de production de l’événement que Red Bull a toujours gardé secret, mais on peut facilement estimer la facture à plusieurs millions de dollars.

Toujours selon ce bilan, la compétition a été vue dans 140 pays à travers le monde. Au total, 36 heures de reportages télévisuels ont été diffusées.

Des équipes de reportage de huit différents pays, dont le Japon, l’Allemagne et la Finlande, sont venues à Québec pour couvrir la course qui génère des retombées économiques de l’ordre de 11 M$.

Une heure de production a été présentée sur la chaine Eurosport, transmise dans 14 pays européens et dans l’ensemble de l’Asie-Pacifique. L’émission a d’ailleurs été vue par 400 000 téléspectateurs en Pologne et 150 000 en Grande-Bretagne.

Au Canada seulement, 263 000 articles de journaux ont été écrits sur la course des patineurs casse cou. C’est une augmentation de 30 000 par rapport à l’édition précédente.

Red Bull souligne par ailleurs que l’événement a été regardé par près de 1,4 million de personnes sur les ondes de TVA et TSN, comparativement à 1,2 million pour le concours d’habileté des étoiles de la Ligue nationale de hockey.

Le site web du Red Bull Crashed Ice a été visité par 210 000 internautes au cours de la dernière année.

Analyse différente

Son de cloche différent cependant lorsqu’on analyse les données compilées par Influence Communication qui démontrent une importante baisse du rayonnement médiatique de la dernière édition du Red Bull Crashed Ice.

Selon la firme d’experts, l’intérêt médiatique a diminué de 41% au Québec, de 37% dans le reste du Canada et de 54% dans le monde pour la compétition tenue dans le Vieux-Québec.

Un phénomène normal qui s’expliquerait par l’usure d’une nouvelle. «Une fois que les journalistes ont dit que la ville était magnifique, ils ne feront pas des pleines pages année après année», interprète Jean-François Dumas, président d’Influence communication.




Selon le coroner
La skieuse Marie-Josée Fortin est morte d'hypothermie

28 02 2009

( La Presse Canadienne ) - L'hypothermie a causé la mort de Marie-Josée Fortin, cette Québécoise qui s'est égarée en compagnie de son époux dans les montagnes du sud-est de la Colombie-Britannique et que les services de secours ont mis neuf jours à retrouver.

Un porte-parole du bureau du coroner, Jeff Dolan, a dit que l'autopsie pratiquée sur le corps de Mme Fortin a été complétée vendredi après-midi.

Il a ajouté que le coroner pourra maintenant aller de l'avant avec son enquête sur les circonstances de cette tragédie.

Mme Fortin, âgée de 44 ans, et son époux, Gilles Blackburn, 50 ans, se trouvaient à l'extérieur des pistes d'une station de ski de Revelstoke depuis neuf jours lorsqu'ils ont été aperçus par un groupe de skieurs d'héliski, le 24 février. La femme était toutefois déjà décédée.

Le couple de Québécois s'était perdu en forêt le 15 février.

Le couple avait pensé à tracer des symboles SOS dans la neige, mais ce n'est que le 24 février que la GRC a lancé une véritable opération de recherche, même si plusieurs personnes avaient aperçu les signaux et avisé les autorités.

La GRC a reconnu, jeudi, qu'une opération de recherche aurait d être déclenchée aussitôt qu'elle a été informée qu'un signe de détresse avait été tracé sur le flanc d'une montagne en Colombie-Britannique, le 21 février.

M. Blackburn a pu quitter l'hôpital après avoir été traité pour des engelures.




Du pétrole plus « propre » à l'avenir dans l'Alberta?

28 02 2009

( La Tribune.fr ) - Décriées depuis longtemps par les écologistes pour la pollution créée par l'extraction du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta, les sociétés pétrolières actives sur place ont eu une nouvelle mauvaise surprise, il y a quelques jours. À la veille de la rencontre officielle entre Barack Obama et le Premier ministre conservateur canadien, Stephen Harper, le 19 février, les militants de l'association écologiste ForestEthics, associés aux tribus indiennes de la province de l'Alberta, ont publié une pleine page de publicité contre ce type d'extraction dans le quotidien « USA Today ». Au bas d'une carte d'une Amérique du Nord entachée par une nappe de pétrole dégoulinante, ils proclamaient?: « Les sables bitumineux de l'Alberta produisent le pétrole le plus sale de la planète. » Du « New York Times » aux quotidiens locaux canadiens, la presse a relayé l'affaire.

Résidus toxiques

Difficile pour l'Alberta d'ignorer ces critiques venant, qui plus est, de son plus gros client, les États-Unis, qui importent 20 % de leur consommation de pétrole du Canada et qui, selon les estimations, pourraient passer à 40 % en 2020. Le coup a été rude aussi pour les sociétés pétrolières. D'autant qu'une semaine auparavant, le gouvernement de la province et les autorités fédérales canadiennes avaient lancé des poursuites contre Syncrude Canada, ­ le plus gros producteur mondial de pétrole extrait de sables bitumineux, après la mort de 500 canards en avril 2008. Les volatiles avaient eu l'imprudence de se poser sur l'un des étangs de décantation de la société. L'eau de ceux-ci est chargée de résidus toxiques dégagés par le processus de séparation du sable et du pétrole. Il existe des dizaines d'étangs du même genre aux alentours de Fort McMurray, une immense région, plus grande que la Floride, où les sables bitumeux recèlent, selon des estimations datant de 2007, quelque 173 milliards de barils dont l'extraction est économiquement viable avec un cours du brut autour de 65 dollars.

En janvier, les compagnies, regroupées au sein de l'Association canadienne des producteurs pétroliers, avaient déjà battu leur coulpe, après la publication d'un sondage. Près de la moitié des Canadiens interrogés estimaient en effet que ces entreprises n'avaient pas su trouver l'équilibre entre leurs intérêts économiques et la protection de l'environnement. Pis, 50 % des sondés déclaraient qu'ils n'avaient aucune confiance dans la communication des sociétés pétrolières concernant leur impact environnemental!

Plan d'actions

Si les entreprises ont admis leurs manquements, elles n'ont pas pour autant entrepris un réel aggiornamento. Du coup, la province de l'Alberta s'est substituée à elles, en publiant, juste avant la visite du président américain, un « plan stratégique » détaillant les « actions responsables » qu'elle entend mener pour rendre le secteur plus « vert ». Un document de 50 pages, résultant de deux ans de consultations des associations de protection de l'environnement et des entreprises pétrolières. Et qui n'est, pour l'instant, qu'une liste de vieux pieux: il s'agit d'exercer plus de « vigilance sur la gestion des étangs pollués et autres zones perturbées » par l'extraction de pétrole, d'encourager les producteurs à « maximaliser la conservation de l'eau », d'établir un programme de compensation des rejets en carbone pour « sécuriser les zones sensibles », et enfin, d'envisager la possibilité d'accroître les royalties demandées aux sociétés pour les investir dans des infrastructures autour de Fort McMurray. Comme l'a dit dans la presse Simon Dyer, le directeur du Pembina Institute, une ONG environnementale, à Calgary, « c'est un plan pour faire plus de plans et rien n'est prévu en ce qui concerne les responsabilités ».

L'intérêt d'Obama

Le président Obama s'est lui aussi exprimé sur la question lors de sa visite au Canada, en déclarant que les nouvelles technologies, telle que la capture du carbone, pourraient permettre de limiter les émissions associées à ce type d'extraction. Ajoutant qu'il voyait un intérêt à une approche commune en Amérique du Nord en matière d'énergie et d'environnement.

Reste à savoir si les pétroliers actifs dans l'Alberta coopéreront. Déjà, en janvier, Suncor Energy, Canadian Natural Resources, Syncrude Canada et Albian Sands, filiale de Shell, ont reçu l'ordre de réduire leur consommation d'eau dans leurs opérations. Elles siphonnent les rivières de la région et les souillent. En décembre 2007, les autorités de l'Alberta avaient ordonné à Suncor de mettre sur pied un plan visant à surveiller ses émissions de sulfure d'hydrogène, dangereuses pour l'environnement. Sans grand succès.

( Lysiane J. Baudu )




Tremblement de terre au nord du Japon, pas de victime rapportée

28 02 2009

( France info - 28/02/2009-[02:34] - AFP ) - TOKYO, 28 fév 2009 (AFP) - Un tremblement de terre de 5,7 de magnitude s’est produit au large de Sapporo, au nord du Japon samedi, a annoncé l’Institut géophysique américain (USGS), sans faire état de victimes ou de dommages matériels.

L’épicentre du séisme, qui s’est produit à cinq kilomètres de profondeur, a eu lieu à 09H35 locales (00H35 GMT) à 80 kilomètres au sud-est de Sapporo, dans l’île d’Hokkaïdo, au nord de l’archipel nippon.




Fidel Castro a effectué une sortie à pied à La Havane

28 02 2009

( Agence France Presse ) - CARACAS - Le dirigeant cubain Fidel Castro, retiré du pouvoir depuis juillet 2006 à la suite d'une grave opération chirurgicale, a effectué une sortie à pied à La Havane, a affirmé vendredi le président vénézuélien Hugo Chavez.

"Il a été marcher à La Havane", a déclaré M. Chavez lors d'une cérémonie publique, assurant avoir vu des photos de cette sortie qu'il a qualifiée de "miracle".

"Fidel Castro, que beaucoup décrivaient comme étant en phase terminale, Fidel nous a tous surpris et vous savez ce qu'il a fait ? (...) Il a été marcher. Fidel est sorti. Et on le voyait. Mais, c'est Fidel en train de marcher à La Havane. Un miracle. Les gens pleuraient", a poursuivi M. Chavez.

Interrogé par l'AFP sur cette sortie qui n'a été rapportée par un aucun média cubain, le président du Parlement cubain, Ricardo Alarcon, personnage influent du régime, a répondu laconique: "je ne sais pas, je ne l'ai pas vu". Les déclarations de M. Chavez sur Fidel Castro n'ont pas été non plus diffusées par la télévision cubaine qui a par ailleurs diffusé d'autres déclarations du président vénézuélien prononcées lors de la même cérémonie.

L'état de santé de l'ancien président cubain, âgé de 82 ans, qui reste un secret d'Etat, fait constamment l'objet de rumeurs à Cuba, où il n'a plus fait d'apparition publique depuis qu'il a été opéré pour une hémorragie intestinale et qu'il a cédé le pouvoir à son frère Raul.

Depuis sa "retraite médicale" tenue secrète dans les environs de La Havane, Fidel Castro reste cependant toujours influent, notamment à travers ses "Réflexions" sur l'actualité qu'il fait paraître fréquemment dans la presse.

Des photos de ses rencontres avec des chefs d'Etat en visite dans l'île ont été régulièrement diffusées par les autorités cubaines, la dernière en date en, février dernier, lors de la venue de la présidente chilienne Michelle Bachelet.

Selon M. Chavez, aucun enregistrement de la sortie de Fidel Castro n'a été effectué, à la demande de ce dernier. La date de cette promenade dans les rues de la capitale cubaine n'a pas été non plus précisée.

"Bien sûr, il l'a planifiée pour qu'il n'y ait rien d'enregistré. Il y a quelques photos que j'ai vues. Je me considère en ce sens comme un humble privilégié", a-t-il ajouté.

Chef de file de la gauche radicale en Amérique latine, le président vénézuélien, qui se présente comme le fils spirituel du fondateur du régime communiste cubain auquel il rend de fréquentes visites, a précisé que Fidel Castro lui avait aussi envoyé quatre lettres, dont l'une racontait sa sortie.

"Il me dit dans l'une d'elles qu'il a été quelque part, loin. C'est comme un miracle (...) Fidel, depuis ici, nous te donnons l'accolade et demandons à Dieu que tu continues à te rétablir entièrement", a indiqué M. Chavez.

Le président vénézuélien, qui s'est rendu samedi dernier à Cuba, avait déjà indiqué vendredi dans la matinée avoir trouvé à cette occasion Fidel Castro en "bien meilleure forme" que d'habitude.

En janvier dernier, le président vénézuélien avait pourtant lui-même émis des doutes sur le rétablissement de son mentor cubain. "Le Fidel qui parcourait les rues et les villages à l'aube, avec sa posture de guerrier, son uniforme, en embrassant la foule, il ne reviendra pas", avait-il dit, alimentant alors de nouvelles rumeurs sur une aggravation de l'état de santé du leader cubain.